Jours
N°109
La
suite des nombres premiers à ceci de reposant : elle ne reconnait aucune
périodicité, aucun rythme. Pour écrire quelques textes ici à Wellington, J’ai
choisi de me conformer aux nombres premiers précisément à cause de cette
absence de rythme. Au bout du séjour, me conformer aux nombres premiers
devenait à son tour un rythme, j’ai donc, sans vraiment m’en rendre compte,
cessé d’écrire ces textes et abandonné les Nb Premier. Des vacances tout de
même ! De la lassitude ! C’est assez !
Ce dernier texte n’a pour but que de dire
cette fin, ce prochain départ, dans quelques heures maintenant, une courte
escale à Sydney, ce sera Nouméa Dimanche, et Le Lycée Do Kamo Lundi matin. Une
dernière rencontre ce matin, avec Hone Kuka, auteur
de théâtre que j’avais rencontré à Nouméa en 2000 lors du festival des arts du
Pacifique. Un projet commun nous réunira certainement dans une année, autour
d’Yves Borrini (metteur en scène des « Dieux sont borgnes »,
directeur de la compagnie le Bruit des Hommes.
Merci à Jean Claude Bourdais d’avoir
régulièrement mis en ligne ces textes. Il a notre amitié, à Nicole et à moi,
nous espérons le revoir très bientôt.
Des
voix familières se font entendre
à travers les collines l’étroite rivière
emporte d’anciennes inquiétudes
par-delà Tinakori
j’ouvrirai grand le portail
Il
vient un matin
où la montagne de Tinakori
s’éloigne s’éloigne
(tout
juste le temps d’une bière)
N.Kurtovitch